À ce chapitre, l'analyse du certificat de localisation peut être révélatrice. Si l'arpenteur-géomètre indique sur le plan attaché au certificat de localisation que la clôture chevauche la ligne séparatrice des terrains, il y a présomption de mitoyenneté aux termes de l'article 1003 du Code civil du Québec. On peut aussi comparer la clôture avec celle des voisins afin d'arriver à des conclusions semblables, bien peu de gens se souciant de demander à l'arpenteur-géomètre de venir localiser la ligne séparatrice des terrains lorsqu'ils décident de construire à frais communs une clôture.
Il faut parfois se fier aux déclarations des voisins ou à la situation des lieux pour connaître la mitoyenneté. À tout événement, en cas de mésentente, il faudra se replier sur les dispositions du Code civil du Québec et le nouvel arrivant pourrait très bien refuser de payer la moitié des frais de réparation d'une clôture entièrement érigée sur le terrain voisin. Dans le cas où la clôture est clairement érigée sur la ligne séparatrice cependant, il pourrait très bien se voir forcer de contribuer pour moitié aux travaux d'entretien et de réparation. Encore là, il serait préférable de s'entendre avec le voisin avant de se livrer à d'importants travaux de réfection, à défaut de quoi, il pourra s'avérer difficile d'obtenir compensation.