m_falafel
New member
Imaginez que vous vivez dans une commune. Une des règles de la commune stipule que tous les membres devraient avoir assez d’argent pour s’acheter un pantalon, un chandail et des sous-vêtements.
Un des membres se retrouve momentanément sur la paille parce qu’il a perdu son emploi ? Tous les autres membres se cotisent pour que le malchanceux puisse s’habiller.
C’est le règlement et tout le monde le respecte.
DES PROGRAMMES COMPARABLES
Imaginez maintenant que le bonhomme qui a perdu son emploi reçoive son argent, mais qu’au lieu de l’utiliser pour s’habiller, comme le veut le règlement, il parte sur le party et se paie de la drogue et des escortes.
Tous les résidents de la commune capoteraient, non ?
Eh bien, c’est un peu ce qui arrive dans le Canada.
Le Canada s’est doté d’un système de péréquation qui, comme le stipule clairement l’article 32 de la Constitution, « permet aux gouvernements provinciaux MOINS PROSPÈRES de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces »…
En d’autres termes, les provinces riches de la fédération versent de l’argent aux provinces pauvres pour que celles-ci puissent, même si elles n’en ont pas les moyens, se payer des programmes sociaux COMPARABLES à ceux qui existent dans le reste du pays.
T’as pas d’argent pour t’acheter des culottes ? Ne t’inquiète pas, on va se cotiser et on va t’en acheter.
Tu ne gèleras pas cet hiver.
PROGRAMMES QUATRE ÉTOILES
Les étudiants ont tendance à l’oublier, mais le Québec fait partie des provinces pauvres. Nous recevons du B.S. de la part des provinces riches pour que nous puissions nous payer les mêmes programmes sociaux que le reste du pays.
Or, qu’est-ce qu’on fait avec cet argent ?
On part sur le party et on se paie des programmes quatre étoiles que les autres provinces n’ont pas les moyens de se payer – garderies à 7 $, congés parentaux, frais de scolarité à rabais…
Comment pensez-vous que les habitants des provin*ces riches réagissent ?
Ils grimpent dans les murs ! Et avec raison…
Ils nous donnent cet argent pour qu’on puisse manger, pas pour qu’on s’achète des chips et des cigarettes !
En 2010-2011, le Québec a reçu 8,6 milliards $ en paiements de péréquation. Le programme des garderies à 7 $ nous coûte 2 milliards $ par année.
On a beau être les citoyens les plus imposés et les plus taxés au pays, croyez-vous qu’on aurait les moyens de se payer ça sans l’argent de la péréquation ?
Probablement pas…
DEHORS !
Au Québec, nous nous considérons toujours comme de pôvres victimes de la méchante fédération. Mais dans le reste du pays, on passe pour des enfants gâtés qui gèrent leurs finances tout croche, mais qui peuvent quand même se payer la belle vie grâce à l’argent qu’ils reçoivent de leurs frères et sœurs qui sont plus riches, plus responsables et moins dépensiers…
Et le pire, c’est qu’on crache sur le « maudit pétrole sale » qui permet justement à l’Ouest canadien de faire le maximum de fric et de nous envoyer de l’argent via la péréquation !
Si ça continue, ce n’est pas nous qui allons quitter le Canada. Ce sont les autres provinces qui vont nous sacrer dehors.
http://www.journaldemontreal.com/2012/04/11/le-party
Un des membres se retrouve momentanément sur la paille parce qu’il a perdu son emploi ? Tous les autres membres se cotisent pour que le malchanceux puisse s’habiller.
C’est le règlement et tout le monde le respecte.
DES PROGRAMMES COMPARABLES
Imaginez maintenant que le bonhomme qui a perdu son emploi reçoive son argent, mais qu’au lieu de l’utiliser pour s’habiller, comme le veut le règlement, il parte sur le party et se paie de la drogue et des escortes.
Tous les résidents de la commune capoteraient, non ?
Eh bien, c’est un peu ce qui arrive dans le Canada.
Le Canada s’est doté d’un système de péréquation qui, comme le stipule clairement l’article 32 de la Constitution, « permet aux gouvernements provinciaux MOINS PROSPÈRES de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces »…
En d’autres termes, les provinces riches de la fédération versent de l’argent aux provinces pauvres pour que celles-ci puissent, même si elles n’en ont pas les moyens, se payer des programmes sociaux COMPARABLES à ceux qui existent dans le reste du pays.
T’as pas d’argent pour t’acheter des culottes ? Ne t’inquiète pas, on va se cotiser et on va t’en acheter.
Tu ne gèleras pas cet hiver.
PROGRAMMES QUATRE ÉTOILES
Les étudiants ont tendance à l’oublier, mais le Québec fait partie des provinces pauvres. Nous recevons du B.S. de la part des provinces riches pour que nous puissions nous payer les mêmes programmes sociaux que le reste du pays.
Or, qu’est-ce qu’on fait avec cet argent ?
On part sur le party et on se paie des programmes quatre étoiles que les autres provinces n’ont pas les moyens de se payer – garderies à 7 $, congés parentaux, frais de scolarité à rabais…
Comment pensez-vous que les habitants des provin*ces riches réagissent ?
Ils grimpent dans les murs ! Et avec raison…
Ils nous donnent cet argent pour qu’on puisse manger, pas pour qu’on s’achète des chips et des cigarettes !
En 2010-2011, le Québec a reçu 8,6 milliards $ en paiements de péréquation. Le programme des garderies à 7 $ nous coûte 2 milliards $ par année.
On a beau être les citoyens les plus imposés et les plus taxés au pays, croyez-vous qu’on aurait les moyens de se payer ça sans l’argent de la péréquation ?
Probablement pas…
DEHORS !
Au Québec, nous nous considérons toujours comme de pôvres victimes de la méchante fédération. Mais dans le reste du pays, on passe pour des enfants gâtés qui gèrent leurs finances tout croche, mais qui peuvent quand même se payer la belle vie grâce à l’argent qu’ils reçoivent de leurs frères et sœurs qui sont plus riches, plus responsables et moins dépensiers…
Et le pire, c’est qu’on crache sur le « maudit pétrole sale » qui permet justement à l’Ouest canadien de faire le maximum de fric et de nous envoyer de l’argent via la péréquation !
Si ça continue, ce n’est pas nous qui allons quitter le Canada. Ce sont les autres provinces qui vont nous sacrer dehors.
http://www.journaldemontreal.com/2012/04/11/le-party