Riffo
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[h=1]Éditorial: Pauline Marois ne doit pas être première ministre[/h] [h=2]par Le Prince Arthur[/h] [h=3]31 août 2012[/h]
Nous souhaitons que Jean Charest demeure premier ministre du Québec le 4 septembre.
Nous souhaitons encore plus que Pauline Marois ne le soit pas.
La politique québécoise est ce qu’elle est. À chaque fois, on nous promet que nous aurons plus pour moins cher, que les dépenses se financeront par des coupures dans certains programmes qui n’affecteront en rien la qualité des services et que le modèle québécois sera sauvé pour les prochaines décennies.
C’est à travers ce cadre, ces différentes variantes du statu quo, que les électeurs seront appelés à faire un choix le 4 septembre.
Les 9 dernières années furent tumultueuses pour le Parti libéral et Jean Charest. Après une réingénierie de l’État avortée, jamais un gouvernement ne fut autant détesté. Le bilan au niveau des finances publiques n’est pas des plus reluisants, la dette ayant grossi plus vite que l’économie québécoise et les taxes ayant augmenté. La comptabilité créative fut encore au rendez-vous, rendant invisible des déficits aux yeux des profanes. L’improvisation fut souvent de mise dans des dossiers cruciaux, comme celui des gaz de schiste. L’appareil bureaucratique a encore grossi et l’économie est encore plus étouffée par de nombreuses nouvelles réglementations.
Tout n’est pas noir. Le virage tarifaire entrepris laisse entrevoir une approche plus moderne au financement des services sociaux. La loi 33 a mis un terme au placement syndical, un dossier qui traînait depuis 40 ans. Le CHUM est désormais en construction et de nombreux projets d’infrastructure ont finalement vu le jour sous Jean Charest.
Toutefois, il faut faire un choix. Parmi les trois partis susceptibles de prendre le pouvoir, deux d’entre eux proposent un plan fiscal et économique qui semble ne pas tenir compte qu’une crise économique se profile à l’horizon. La Coalition Avenir Québec, sous le couvert d’être le parti du ménage, propose de punir encore plus l’effort et ceux qui réussissent. Sa proposition de taxer les gains en capitaux à 75% punira ceux qui se lancent en affaires, tout comme les membres de la classe moyenne détenant divers actifs imposables. Taxer plus les riches, alors que les écarts de richesse ne se sont pas accentués au Québec, relève de la pure démagogie et de l’idéologie de la jalousie. Le nationalisme économique que François Legault désire imposer à la Caisse de dépôt et placement (CDP) sera dangereux pour les épargnants québécois. Favoriser le drapeau avant le rendement est irresponsable. Sous Michael Sabia et à l’abri du bras politique, la CDP connaît une performance remarquable qui bénéficie aux contribuables québécois. Legault veut rompre avec le statu quo, pourtant il propose le programme le plus dépensier, dit vouloir s’agenouiller devant les associations étudiantes pourtant mises à mal par la loi 12 (projet de loi 78) et promet qu’il compensera les syndicats pour les coupures qu’il fera. Ce n’est pas du changement auquel nous pouvons croire.
Du côté du Parti québécois, les idées économiques relèvent de la fantaisie. C’est le parti des gels et de l’abdication aux groupes syndicaux et étudiants. C’est un parti qui désire abolir le Fonds des générations, une initiative qui maintient la cote de crédit de notre province. Leurs politiques nous endetterons plus que jamais. Relever comme ils le proposent les redevances ne fera que tuer la compétitivité minière, laissant déjà à désirer, du Québec et mettra un terme au Plan Nord. Ils poursuivent un agenda fiscal pire que la CAQ et compétitionnent pour savoir qui sera le plus nationaliste dans les orientations économiques du gouvernement. Le plus abject du programme péquiste n’est pas économique, mais identitaire. Sous un gouvernement dirigé par Pauline Marois, jamais les droits et libertés des Québécois ne connaîtront pareil recul. Loi 101 au CÉGEP, chasse aux signes religieux et guerre tous azimuts aux anglophones qui auront le culot de se présenter aux élections seront au rendez-vous. Pauline Marois a sûrement peur que les Québécois apprennent une autre langue parce qu’ils réaliseront qu’il y a un monde d’opportunités hors du Québec et que sa définition passéiste de l’identité ne les représente plus. Les péquistes se croient les seuls dépositaires de l’identité québécoise. Ils ne le sont pas. Leur nouveau radicalisme n’a rien de surprenant : l’option séparatiste tire de la patte et n’intéresse plus personne. Un gouvernement péquiste plongera le Québec dans une nouvelle guerre référendaire. Nous connaîtrons à ce moment une véritable crise sociale.
Une défaite libérale enverrait le signal que les syndicats et les groupes de pression, en prenant la rue, peuvent faire chuter des gouvernements et mettre un terme à des politiques qui vont à l'encontre de leurs visées corporatistes. Alors que des choix difficiles devront être faits dans les prochaines années, le Québec ne peut se permettre un regain de vitalité de ces organisations.
Le Prince Arthur donne son appui au Parti libéral du Québec de Jean Charest. Il a présenté le cadre financier le moins dépensier et ne propose pas d’augmenter drastiquement les impôts. Il ne divisera pas les Québécois avec un agenda ultranationaliste. Bien que nous souhaiterions voir un parti qui prônera un retour au libéralisme économique, force est d’admettre que le PLQ en est le plus proche. Or, comme le parti du premier ministre se trouve en position difficile, nous invitons ceux qui votent dans des circonscriptions où la lutte se fait entre le PQ et la CAQ à bloquer l’agenda liberticide et fiscalement irresponsable de Pauline Marois en appuyant la CAQ.
Nous souhaitons que Jean Charest demeure premier ministre du Québec le 4 septembre. Nous souhaitons encore plus que Pauline Marois ne le soit pas.
Nous souhaitons encore plus que Pauline Marois ne le soit pas.
La politique québécoise est ce qu’elle est. À chaque fois, on nous promet que nous aurons plus pour moins cher, que les dépenses se financeront par des coupures dans certains programmes qui n’affecteront en rien la qualité des services et que le modèle québécois sera sauvé pour les prochaines décennies.
C’est à travers ce cadre, ces différentes variantes du statu quo, que les électeurs seront appelés à faire un choix le 4 septembre.
Les 9 dernières années furent tumultueuses pour le Parti libéral et Jean Charest. Après une réingénierie de l’État avortée, jamais un gouvernement ne fut autant détesté. Le bilan au niveau des finances publiques n’est pas des plus reluisants, la dette ayant grossi plus vite que l’économie québécoise et les taxes ayant augmenté. La comptabilité créative fut encore au rendez-vous, rendant invisible des déficits aux yeux des profanes. L’improvisation fut souvent de mise dans des dossiers cruciaux, comme celui des gaz de schiste. L’appareil bureaucratique a encore grossi et l’économie est encore plus étouffée par de nombreuses nouvelles réglementations.
Tout n’est pas noir. Le virage tarifaire entrepris laisse entrevoir une approche plus moderne au financement des services sociaux. La loi 33 a mis un terme au placement syndical, un dossier qui traînait depuis 40 ans. Le CHUM est désormais en construction et de nombreux projets d’infrastructure ont finalement vu le jour sous Jean Charest.
Toutefois, il faut faire un choix. Parmi les trois partis susceptibles de prendre le pouvoir, deux d’entre eux proposent un plan fiscal et économique qui semble ne pas tenir compte qu’une crise économique se profile à l’horizon. La Coalition Avenir Québec, sous le couvert d’être le parti du ménage, propose de punir encore plus l’effort et ceux qui réussissent. Sa proposition de taxer les gains en capitaux à 75% punira ceux qui se lancent en affaires, tout comme les membres de la classe moyenne détenant divers actifs imposables. Taxer plus les riches, alors que les écarts de richesse ne se sont pas accentués au Québec, relève de la pure démagogie et de l’idéologie de la jalousie. Le nationalisme économique que François Legault désire imposer à la Caisse de dépôt et placement (CDP) sera dangereux pour les épargnants québécois. Favoriser le drapeau avant le rendement est irresponsable. Sous Michael Sabia et à l’abri du bras politique, la CDP connaît une performance remarquable qui bénéficie aux contribuables québécois. Legault veut rompre avec le statu quo, pourtant il propose le programme le plus dépensier, dit vouloir s’agenouiller devant les associations étudiantes pourtant mises à mal par la loi 12 (projet de loi 78) et promet qu’il compensera les syndicats pour les coupures qu’il fera. Ce n’est pas du changement auquel nous pouvons croire.
Du côté du Parti québécois, les idées économiques relèvent de la fantaisie. C’est le parti des gels et de l’abdication aux groupes syndicaux et étudiants. C’est un parti qui désire abolir le Fonds des générations, une initiative qui maintient la cote de crédit de notre province. Leurs politiques nous endetterons plus que jamais. Relever comme ils le proposent les redevances ne fera que tuer la compétitivité minière, laissant déjà à désirer, du Québec et mettra un terme au Plan Nord. Ils poursuivent un agenda fiscal pire que la CAQ et compétitionnent pour savoir qui sera le plus nationaliste dans les orientations économiques du gouvernement. Le plus abject du programme péquiste n’est pas économique, mais identitaire. Sous un gouvernement dirigé par Pauline Marois, jamais les droits et libertés des Québécois ne connaîtront pareil recul. Loi 101 au CÉGEP, chasse aux signes religieux et guerre tous azimuts aux anglophones qui auront le culot de se présenter aux élections seront au rendez-vous. Pauline Marois a sûrement peur que les Québécois apprennent une autre langue parce qu’ils réaliseront qu’il y a un monde d’opportunités hors du Québec et que sa définition passéiste de l’identité ne les représente plus. Les péquistes se croient les seuls dépositaires de l’identité québécoise. Ils ne le sont pas. Leur nouveau radicalisme n’a rien de surprenant : l’option séparatiste tire de la patte et n’intéresse plus personne. Un gouvernement péquiste plongera le Québec dans une nouvelle guerre référendaire. Nous connaîtrons à ce moment une véritable crise sociale.
Une défaite libérale enverrait le signal que les syndicats et les groupes de pression, en prenant la rue, peuvent faire chuter des gouvernements et mettre un terme à des politiques qui vont à l'encontre de leurs visées corporatistes. Alors que des choix difficiles devront être faits dans les prochaines années, le Québec ne peut se permettre un regain de vitalité de ces organisations.
Le Prince Arthur donne son appui au Parti libéral du Québec de Jean Charest. Il a présenté le cadre financier le moins dépensier et ne propose pas d’augmenter drastiquement les impôts. Il ne divisera pas les Québécois avec un agenda ultranationaliste. Bien que nous souhaiterions voir un parti qui prônera un retour au libéralisme économique, force est d’admettre que le PLQ en est le plus proche. Or, comme le parti du premier ministre se trouve en position difficile, nous invitons ceux qui votent dans des circonscriptions où la lutte se fait entre le PQ et la CAQ à bloquer l’agenda liberticide et fiscalement irresponsable de Pauline Marois en appuyant la CAQ.
Nous souhaitons que Jean Charest demeure premier ministre du Québec le 4 septembre. Nous souhaitons encore plus que Pauline Marois ne le soit pas.