Suite au triste événement de mardi soir dernier, Mario Beaulieu président de la Société Saint Jean Baptiste lançait cette semaine un appel au calme et à un climat de discussion plus serein… En faisant des médias anglophones les grands coupables du meurtre de Denis Blanchette, mort sous les balles de Richard Henry Bain. Ces derniers, disait-il, «doivent porter la responsabilité de ce climat de peur qui est propice à l’arrivée de ces gens là». Il répétait sensiblement les mêmes arguments dans une lettre ouverte publiée hier au Devoir.
Admirez bien cette prouesse: On lance un appel au calme –se présentant ainsi comme un modéré- tout en déclarant coupables, sans enquête et sans procès, les médias «anglophones». Il faut être assez optimiste pour s’imaginer qu’un dialogue serein puisse émerger de ce genre d’accusations lancées à la va vite, sans aucune réflexion et en ignorant tout des motifs du tueur, de son passé et de son état d’esprit.
Ne réfléchissons pas surtout, pointons les médias anglophones. Une belle aubaine!
Mario Beaulieu est semblable à un pyromane qui appelle les pompiers et qui leur propose d’utiliser du kérosène pour éteindre l’incendie qu’il a contribué à allumer.
Tout cela est fascinant. Infiniment triste, mais fascinant tout de même.