-Mike-
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http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2013/04/20130410-151046.html
Le Québec agit comme un bénéficiaire d'assistance sociale qui réclame des fonds au gouvernement fédéral, sans faire les efforts pour augmenter ses revenus, a lancé Michael Binnion, le président et chef de la direction de la société d'exploration Questerre Energy de l'Alberta, dans son dernier billet publié sur le site web de l'entreprise.
Selon le président intérimaire de l'Association pétrolière et gazière du Québec, les millions de dollars perçus en péréquation de la part du gouvernement fédéral n'incitent pas le gouvernement du Québec à exploiter ses ressources naturelles.
L'affirmation a fait le tour du pays et a réjoui les conservateurs les plus radicaux qui estiment que le Québec prend de mauvaises décisions quant à son avenir énergétique. L'homme d'affaires ajoute que l'équation est simple et qu'il en a compris les enjeux dès 2011. Il a alors créé une coalition nationale en faveur de l'équité dans les transferts (National Coalition on Transfer Fairness).
«Ce que nous avons trouvé, nous le savions déjà, a ajouté M. Binnion. Si le Québec augmentait le prix de l'électricité, accroissait ses redevances minières ou exploitait ses ressources pétrolières et gazières, il verrait ses transferts en péréquation diminuer substantiellement.»
À son avis, le gouvernement Harper a tort de ne pas forcer le gouvernement québécois à exploiter ses ressources, qu'il qualifie d'abondantes. Le Québec retire chaque année, près de 8 milliards $ des paiements de transferts de la part du gouvernement fédéral.
En fait, dans son billet, Michael Binnion a omis de reconnaître que le gouvernement Marois vient d'obtenir une augmentation de la tarification d'électricité et qu'il se montre favorable à l'exploitation pétrolière.
Ce n'est pas la première fois que Michael Binnion attaque les choix démocratiques du Québec et qu'il fait la leçon aux politiciens.