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La députée de Hull, Maryse Gaudreault, croit que les parents francophones qui souhaitent envoyer leurs enfants à l'école anglaise puissent de le faire.
Offrir une telle possibilité à des parents francophones est actuellement en contravention avec la Charte de la langue française. Mme Gaudreault a fait cette réflexion, hier, à l'Assemblée nationale, pendant les débats sur le projet de loi 14 portant sur l'avenir du français au Québec.
En entrevue avec LeDroit, la députée de Hull a précisé qu'elle parlait des enfants de parents militaires, à qui le gouvernement veut retirer la possibilité de fréquenter une école anglophone, même s'ils sont francophones. Elle a toutefois ajouté, sur une base « bien personnelle », être d'accord avec le principe de libre choix qui permettrait aux enfants francophones d'étudier en anglais si tel est leur désir, ou celui de leurs parents. « Mais de là à rouvrir la Loi 101 pour le permettre, de faire ce débat très émotif, non, je ne suis pas prête à aller jusque-là, dit-elle. La Loi 101 a amené la paix sociale et linguistique dont nous profitons aujourd'hui. Loin de moi l'idée de rouvrir cette loi. »
Déclaration en chambre
En chambre, la députée de Hull a rappelé à ses collègues qu'elle est issue du système scolaire anglophone de la région de Québec, même si ses deux parents étaient francophones. Cela lui a permis, dit-elle, de profiter de multiples opportunités au cours de sa vie professionnelle. Mme Gaudreault affirme que bien des parents québécois aujourd'hui aimeraient avoir la chance de faire ce que ses parents à elle ont fait en 1974.
« Je me demande encore pourquoi des gens voudraient empêcher des parents de permettre à leurs enfants de fréquenter une école anglaise, a déclaré Mme Gaudreault. On le sait, les sondages, plusieurs parents québécois souhaitent que leurs enfants puissent avoir accès à une école anglaise ; on le sait, aujourd'hui, ce n'est pas possible à cause de la Loi 101. »
Cette déclaration de la députée a été précédée d'une confession de sa part. « Je suis allée à l'école anglaise, a-t-elle lancé. Imaginez, c'est terrible [...]. Imaginez, une petite fille de Québec, au début des années 1970, d'un père né au Lac-Saint-Jean et d'une mère née sur la Côte-de-Beaupré. Ils ont décidé, un certain soir, de nous inscrire, ma soeur et moi, sans nous consulter, à une école anglaise. »
C'est ainsi que Mme Gaudreault a fait toutes ses études secondaires à la Saint-Patrick's High School, à Québec. « L'apprentissage de l'anglais a été une des conséquences de mon arrivée ici, à l'Assemblée nationale », a-t-elle ajouté.
Impératif français « renversé »
Le président de l'organisme Impératif français, Jean-Paul Perreault, s'est dit renversé des propos de la députée de Hull. Selon lui, c'est une preuve de plus que le Parti libéral du Québec s'éloigne de ses grandes valeurs, celles transmises par Robert Bourassa et Claude Ryan.
« C'est tout à fait renversant d'entendre une députée de l'Assemblée nationale du Québec faire la promotion de l'anglais, alors que sa responsabilité première est de promouvoir les grandes valeurs que doit défendre l'Assemblée nationale du peuple, a lancé M. Perreault. Quand une députée de l'Assemblée nationale en est rendue à ne pas comprendre qu'au sein de notre société québécoise, le cheminement scolaire doit se faire dans la langue officielle, il y a un sérieux problème. »
Jean-Paul Perreault voit dans les déclarations de Mme Gaudreault une autre preuve du changement de valeurs au PLQ. « Leur électorat est presque exclusivement anglophone, dit-il. Ce parti est en train de devenir le porte-parole d'un segment de la communauté anglophone, celle qui grenouille le plus contre l'identité et les grandes valeurs de la société québécoise. Il y a un sérieux problème de clientèle au sein de ce parti. »
Offrir une telle possibilité à des parents francophones est actuellement en contravention avec la Charte de la langue française. Mme Gaudreault a fait cette réflexion, hier, à l'Assemblée nationale, pendant les débats sur le projet de loi 14 portant sur l'avenir du français au Québec.
En entrevue avec LeDroit, la députée de Hull a précisé qu'elle parlait des enfants de parents militaires, à qui le gouvernement veut retirer la possibilité de fréquenter une école anglophone, même s'ils sont francophones. Elle a toutefois ajouté, sur une base « bien personnelle », être d'accord avec le principe de libre choix qui permettrait aux enfants francophones d'étudier en anglais si tel est leur désir, ou celui de leurs parents. « Mais de là à rouvrir la Loi 101 pour le permettre, de faire ce débat très émotif, non, je ne suis pas prête à aller jusque-là, dit-elle. La Loi 101 a amené la paix sociale et linguistique dont nous profitons aujourd'hui. Loin de moi l'idée de rouvrir cette loi. »
Déclaration en chambre
En chambre, la députée de Hull a rappelé à ses collègues qu'elle est issue du système scolaire anglophone de la région de Québec, même si ses deux parents étaient francophones. Cela lui a permis, dit-elle, de profiter de multiples opportunités au cours de sa vie professionnelle. Mme Gaudreault affirme que bien des parents québécois aujourd'hui aimeraient avoir la chance de faire ce que ses parents à elle ont fait en 1974.
« Je me demande encore pourquoi des gens voudraient empêcher des parents de permettre à leurs enfants de fréquenter une école anglaise, a déclaré Mme Gaudreault. On le sait, les sondages, plusieurs parents québécois souhaitent que leurs enfants puissent avoir accès à une école anglaise ; on le sait, aujourd'hui, ce n'est pas possible à cause de la Loi 101. »
Cette déclaration de la députée a été précédée d'une confession de sa part. « Je suis allée à l'école anglaise, a-t-elle lancé. Imaginez, c'est terrible [...]. Imaginez, une petite fille de Québec, au début des années 1970, d'un père né au Lac-Saint-Jean et d'une mère née sur la Côte-de-Beaupré. Ils ont décidé, un certain soir, de nous inscrire, ma soeur et moi, sans nous consulter, à une école anglaise. »
C'est ainsi que Mme Gaudreault a fait toutes ses études secondaires à la Saint-Patrick's High School, à Québec. « L'apprentissage de l'anglais a été une des conséquences de mon arrivée ici, à l'Assemblée nationale », a-t-elle ajouté.
Impératif français « renversé »
Le président de l'organisme Impératif français, Jean-Paul Perreault, s'est dit renversé des propos de la députée de Hull. Selon lui, c'est une preuve de plus que le Parti libéral du Québec s'éloigne de ses grandes valeurs, celles transmises par Robert Bourassa et Claude Ryan.
« C'est tout à fait renversant d'entendre une députée de l'Assemblée nationale du Québec faire la promotion de l'anglais, alors que sa responsabilité première est de promouvoir les grandes valeurs que doit défendre l'Assemblée nationale du peuple, a lancé M. Perreault. Quand une députée de l'Assemblée nationale en est rendue à ne pas comprendre qu'au sein de notre société québécoise, le cheminement scolaire doit se faire dans la langue officielle, il y a un sérieux problème. »
Jean-Paul Perreault voit dans les déclarations de Mme Gaudreault une autre preuve du changement de valeurs au PLQ. « Leur électorat est presque exclusivement anglophone, dit-il. Ce parti est en train de devenir le porte-parole d'un segment de la communauté anglophone, celle qui grenouille le plus contre l'identité et les grandes valeurs de la société québécoise. Il y a un sérieux problème de clientèle au sein de ce parti. »